le bijoux kabyle

26 03 2008

Bijoux Kabyle En argent émaillé, 22 cm de circonférence ; ce bijoux kabyle fait partie des bijoux composant la parrure traditionnelle des femmes de Grande kabylie. Dans beaucoup de régions, c’est le bijou que le mari achète à la naissance d’un garçon, c’est dire le prestige de cet objet.

Eudel rapporte une chronique qui ajoute à l’importance de la tabzimt : Au XVI eme siècle, les Ath yanni ( beni yenni ) faisaient partie du célèbre royaume de Koukou , Koukou est dans la tribudes ath yahia, qui n’est séparée des ath yanni que par la tribu des ath menguellate, fondée dans le djurdjura par Ahmed El-Qadi, ancien magistrat chassé de Vgayeth ( bougie ) lors de la prise de cette ville par les Espagnoles. Ce royaume… fut en guerre avec celui de
la Qualâa des beni abbes où régnait le sultan Abd-El Aziz… Cette guerre dure plus d’un siécle et à une certaine époque, les sujets du sultan de koukou vainquirent les beni abbes. Une famille de cette tribu alors renommée pour l’habileté de ses ouvriers armuriers et bijoutiers, fut ramenée prisonnière chez les at yanni… C’est à cette époque que les femmes des ath yanni portérent en signe de joie le bijou grand comme une médaille devenu
la Tabzimt. Légende ou histoire,
la Tabzimt reste un bijou particulièrement glorieux tant par l’usage ( la naissance d’un garçon ) que par son poids. Aujourd’hui, ne se fabrique que sur demande.

Bijoux Kabyle En argent émaillé, 22 cm de circonférence ; ce bijoux kabyle fait partie des bijoux composant la parrure traditionnelle des femmes de Grande kabylie. Dans beaucoup de régions, c’est le bijou que le mari achète à la naissance d’un garçon, c’est dire le prestige de cet objet.

Eudel rapporte une chronique qui ajoute à l’importance de la tabzimt : Au XVI eme siècle, les Ath yanni ( beni yenni ) faisaient partie du célèbre royaume de Koukou , Koukou est dans la tribudes ath yahia, qui n’est séparée des ath yanni que par la tribu des ath menguellate, fondée dans le djurdjura par Ahmed El-Qadi, ancien magistrat chassé de Vgayeth ( bougie ) lors de la prise de cette ville par les Espagnoles. Ce royaume… fut en guerre avec celui de
la Qualâa des beni abbes où régnait le sultan Abd-El Aziz… Cette guerre dure plus d’un siécle et à une certaine époque, les sujets du sultan de koukou vainquirent les beni abbes. Une famille de cette tribu alors renommée pour l’habileté de ses ouvriers armuriers et bijoutiers, fut ramenée prisonnière chez les at yanni… C’est à cette époque que les femmes des ath yanni portérent en signe de joie le bijou grand comme une médaille devenu
la Tabzimt. Légende ou histoire,
la Tabzimt reste un bijou particulièrement glorieux tant par l’usage ( la naissance d’un garçon ) que par son poids. Aujourd’hui, ne se fabrique que sur demande.

AVZIM ( au pluriel : Ivzimen)


Grande fibule triangulaire en email cloisonné. On retrouve comme dans l’appelation kabyle Tabzimut, les racines du mot arabe Bzima, qui veut dire boucle (racine zm: fermer). Cette fibule triangulaire a 28 cm fois 15 cm . Elles se portent par deux, reliées par une chaîne qui soutient souvent un porte-talisman triangulaire en émail cloisonné aussi. Comme la tabzimut, elle est travaillée sur les deux faces. Au recto, ornée de coraux et , au verso, uniquement un travail en émaux coisonnés bleu et vert. La fixation des vêtements par les fibules se fait par l’ardillon sur lequel pivote un cercle presque fermé dans lequel on pince l’étoffe.

Verso de Tavzimt


En argent émaillé, 22 cm de circonférence ; elle fait partie des bijoux composant la parrure traditionnelle des femmes de Grande kabylie. Dans beaucoup de régions, c’est le bijou que le mari achète à la naissance d’un garçon, c’est dire le prestige de cet objet. Eudel rapporte une chronique qui ajoute à l’importance de la tabzimt : Au XVI eme siècle, les Ath yanni ( beni yenni ) faisaient partie du célèbre royaume de Koukou , Koukou est dans la tribu des ath yahia, qui n’est séparée des ath yanni que par la tribu des ath menguellate, fondée dans le djurdjura par Ahmed El-Qadi, ancien magistrat chassé de Vgayeth ( bougie ) lors de la prise de cette ville par les Espagnoles. Ce royaume… fut en guerre avec celui de
la Qualâa des beni abbes où régnait le sultan Abd-El Aziz… Cette guerre dure plus d’un siécle et à une certaine époque, les sujets du sultan de koukou vainquirent les beni abbes. Une famille de cette tribu alors renommée pour l’habileté de ses ouvriers armuriers et bijoutiers, fut ramenée prisonnière chez les at yanni… C’est à cette époque que les femmes des ath yanni portérent en signe de joie le bijou grand comme une médaille devenu
la Tabzimt. Légende ou histoire,
la Tabzimt reste un bijou particulièrement glorieux tant par l’usage ( la naissance d’un garçon ) que par son poids. Aujourd’hui, ne se fabrique que sur demande.

AMESLUH

bracelet en argent émaillé

Bracelet en argent émaillé , mesure 9 cm de haut ; se ferme à l’aide d’une charnière cachée par une plaquette émaillée. On retrouve les éléments classiques du bijou kabyle : filigrane torsadé, calottes de métal, sertissures de corail. Les femmes kabyles les portent toujours par paire et elles les gardent pour vaquer à leur occupations. Ils accompagnent la vie de la femme et on retrouve souvent leur évocation dans des chansons ou des poésies.

Bracelet aux émaux,
Dans les monts Aydel
Tu es prisonnier
De la neige et du vent.

Bracelet d’argent clair
Perdu à la fontaine,
Dis-moi, le bien-aimé,
Qu’est-il devenu?

Bracelet de corail
Au temps des olives,
Va dire au jeune homme
Que je suis délaissée.

Poème kabyle recueilli par taous Amrouche ,le grain magique.

DIADEME

Forme Berbère de Assaba , qui désigne aussi un diadème dans les villes.
Haut de 16cm et long de 58 cm , composé de cinq plaques en argent émaillé, ornées de pendeloques et reliées entre elles par des anneaux et des demi-sphères.
Bijou très ancien et marqué d’une grande charge rituelle , Symbole de l’alliance entre les familles, la mariée le porte le jour de son mariage ; c’est aussi un mot qui représente l’alliance entre les clans, les familles.
C’est ainsi qu’en cas de guerre entre tribus, la famille dont une des femmes a été mariée dans le camp adverse, donc qui a porté la thaassabith, a droit à la protéction de la tribu en guerre, Elle est en dehors de la guerre. Cet usage, dont le premier rapporteur a été Ibn-khaldoun, est appelé l’assabah, l’alliance entre les tribus en cas de guerre.

Les bijoux kabyles.

Leur particularité est la présence d’émaux de couleurs différentes (bleus, verts, jaunes pour les pièces récentes) qui contrastent avec le rouge vif du cabochon en corail serti. L’émail est une poudre qui se compose en général de sable, de minium, de potasse, et de soude finement broyés. A température élevée, il se vitrifie. Les différents oxydes utilisés pour le teinter sont :

·        l’oxyde de chrome pour le vert foncé translucide,

·        l’oxyde de cobalt pour le bleu translucide,

·        le bioxyde de cuivre pour le vert clair opaque

·        le chromate de plomb pour le jaune.

La préparation en est complexe et de nos jours, les artisans se contentent d’acheter des émaux prêts à l’emploi.
La technique de l’émaillage pratiquée en Kabylie revêt un caractère particulier qui consiste à délimiter les parties des bijoux destinées à être colorées. Pour cela des fils en argent sont soudés sur une plaque d’argent. Ils délimitent des compartiments qui reçoivent les émaux. En outre une concentration plus ou moins importante de substance colorante permet d’obtenir des couleurs plus ou moins vives ou plus ou moins sombres, mais la marge de manœuvre du bijoutier est très étroite. Après un séchage à l’air ambiant, la pièce de bijouterie est placée dans un four. Les émaux ne prendront un aspect brillant et lumineux qu’après avoir été refroidis. La moindre erreur de dosage ou de température peut entraîner une catastrophe. Trop concentré ou au contraire trop dilué, le colorant ne cristallise pas ou donne un résultat médiocre. De plus aucune reprise n’est possible. Cependant, l’artisan a une très grande connaissance de son travail et il rate rarement une pièce, allant même jusqu’à obtenir de très subtiles variantes de couleurs.
Outre l’émaillage l’artisan utilise d’autres techniques telles le filigrane, la granulation, l’incision et la gravure sur plomb.
Pour la soudure, l’artisan kabyle utilise différents titrages d’argent. Le corps du bijou est en argent pratiquement pur (titrage supérieur à 900 millièmes). Pour les soudures les alliages utilisés vont de 831 millièmes à 475 millièmes d’argent par partie (la partie restante étant du borax et du cuivre) et le bijoutier utilise cinq alliages de titrages décroissants. Leur température de fusion va de 830° à 700°c. S’il multiplie les soudures, l’artisan doit en effet utilisé des alliages dont le titrage est de plus en plus faible et dont le point de fusion est de plus en plus bas. Ceci signifie que lorsqu’il fait une soudure, il est capable d’évaluer à moins de trente degrés près la température de sa lampe à souder, sans quoi il dégraderait gravement le bijou qu’il travaille. La température optimale de soudure d’un alliage étant d’une petite dizaine de degrés au-dessus de son point de fusion, l’atteindre est un véritable exploit d’autant que la lampe à souder est le plus souvent artisanale. Malgré ces contraintes extrêmes, l’artisan kabyle rate très rarement une soudure, sachant obtenir la température optimale. Plus qu’un artisan, il est un artiste du feu !

Les bijoux kabyles typiques sont les suivants(1) :

·        L’ihelhalen (chevillères) qui peut être de grande dimension (jusque treize centimètres de haut.) Il se distingue par une absence de décoration émaillée sur le corps principal de l’objet. Celle-ci est réservée aux plaques qui recouvrent le crochet de fermeture. Le travail de décoration se fait par incision et par gravure sur plomb. Un gros cabochon de corail ceint de boules en argent vient compléter l’ornementation de la chevillère.

·        Le ddah ou amesluh est un bracelet plus petit que la chevillère. il est émaillé ou gravé sur plomb.

·        Les fibules se fixent sur l’étoffe par un ardillon à l’intérieur duquel coulisse un anneau. Il en existe de nombreux types :

·        Les idwiren et les taharaht sont de petites tailles.

·        les tibzimin sont des fibules de grandes tailles.

·        les ibzimen sont des fibules triangulaires.

·        L’adwir émaillé est monté sur une pièce de monnaie. Il est de forme ronde avec des cabochons de corail sertis, complétés par des pendeloques.

·        Le taharaht est une petite fibule constituée d’un cercle épais en argent sur lequel sont soudées des boules d’argent.

·        Le tabzimt est la pièce maîtresse de la parure kabyle. C’est une grande fibule ronde richement décorée et qui se porte sur la poitrine. Cet objet comporte de nombreux filigranes. des émaux, des boules d’argent et une multitude de coraux.

·        Le taessaht est un diadème qui est devenu très rare de nos jours. Il était destiné à orner le front. Il présente une décoration faite d’émaux, de gros cabochons de corail ainsi que de boules d’argent.

·        Les boucles d’oreille sont de plusieurs types :

·        Les letrak sont des boucles d’oreille de type très ancien qui présentent un anneau ovale orné à l’extrémité par des sertissages de corail et d’émaux.

·        Le tigwedmatin est composé d’anneaux ornés par du corail aux extrémités. Ces boucles d’oreille sont agrémentées de plaques rondes émaillées et pourvues de pendeloques allongées.

Il faut ajouter qu’en petite Kabylie existe une technique très particulière de bracelets d’argent moulés qui ressemblent à ceux des Aurès.
Nous vous proposons un diaporama qui vous présente les principaux bijoux kabyles et plus particulièrement ceux de haute Kabylie. Pour l’atteindre, cliquez sur le lien ci-dessous.

Bijoux kabyles

Les origines des bijoux kabyles restent très discuté.
Les techniques de fonte et de moulage de l’argent remontent de toute évidence à l’antiquité, voire à la préhistoire. Bien des décorations, et plus particulièrement les pendeloques, ressemblent à s’y méprendre à celles connues de la fin de l’Age du Fer et de l’Age du bronze en Afrique du Nord. On sait maintenant que ces techniques se sont maintenues durant l’antiquité, et qu’elles étaient courantes dans toute l’Afrique du Nord. La bijouterie de petite Kabylie, proche sur de nombreux points de celle des Aurès, en est l’héritière directe.
L’origine des bijoux de Grande Kabylie est une question beaucoup plus complexe.
Il est certains que l’origine de l’armature des bijoux est très souvent antique. C’est le cas des bracelets, de certaines fibules, de nombreuses boucles d’oreilles.
Leur ornementation pose de toutes autres qiestion. On a pensé un temps que l’utilisation de l’argent filigrané et des coraux était due à l’invasion barbare des Vandales, dont bien des bijoux sont proches. Cette hypothèse se heurte à des difficultés considérables : les Vandales n’ont jamais pénétré en Grande Kabylie, et ils ont même été chassés d’Afrique du Nord par la résistance des princes Imazighen. On ne voit donc pas comment ils auraient pu influencer la bijouterie kabyle.
On sait maintenant que ces techniques, introduites par les Vandales et les Wisigoth, connurent un grand succès en Espagne, et qu’elle s’y maintinrent après la conquête musulmane. C’est aussi sous les musulmans andalous que la technique des émaux fut mise définitivement au point. De 1609 à 1614, la reconquête de l’Espagne par les chrétiens entraîna l’exil d’au moins deux cent milles personnes. Elles s’établirent au Maroc, en Algérie centrale, en Kabylie et en Tunisie. On pense fortement que cet exil massif amena de nombreux bijoutiers, et notamment des juifs en Afrique du Nord. Ils y auraient introduit leur savoir-faire. Un autre argument plaide en faveur de cette hypothèse : on ne retrouve dans cette bijouterie que très peu de symboles Imazighen, contrairement à la poterie ou au tissage. Jusqu’à un temps très récent (vers 1950) certains bijoutiers marocains produisaient des pièces émaillées qui ressemblaient beaucoup aux bijoux kabyles.
L’existence de bracelets et de chevilléres à fermoir à aiguille, dont on sait qu’ils remontent à la préhistoire, n’est pas contradictoire : il est fort probable que les imazighen ont conservé les modèles anciens de bijoux pour l’armature, et ont intégrés les nouvelles techniques pour la décoration.
Les bijoux kabyles sont sans doute les héritiers d’un ensemble de techniques qui vont de la préhistoire au Moyen Age.

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(1) Les dénominations données ici en langue amazighe sont données à titre indicatif, d’autant qu’il s’agit de transcription. Selon le type de bijoux, de nombreux termes existent. Ceci est également vrai pour les bijoux des Aurès. Aussi, dans les diaporamas, vous trouverez souvent des termes différents, parce qu’ils s’appliquent à des types de bijoux bien particuliers.

 

Ce diaporama vous présente des bijoux kabyles anciens. L’habileté extraordinaire des bijoutiers traditionnels est ici amplement illustrée. L’artisanat a été dépassé, et on peut parler d’art, tant la beauté de ces pièces est remarquable.

Broches

La parure complète est constituée des bracelets, chevillières, boucles d’oreille, du pendentif et du diadème. Ces bijoux sont en argent, ornés de corail rouge et d’émaux. Ces bijoux anciens sont très lourds, mais les femmes ne les enlevaient jamais, même quand elles se consacraient aux tâches les plus rudes.
Photographie : M. Leroul.

Collier en argent. L’armature est constituée de boucles d’argent torsadées. Elle supporte des pendentifs ornés de coraux, d’émaux et de boules d’argent. Le fermoir, une boule d’argent, est d’un type très ancien.
Ce superbe pendentif (tabzimt) est typique de la bijouterie de Haute Kabylie. On remarquera les incrustations de corail rouge et les émaux agrémentés de boules d’argent. Il se porte en principe sur la poitrine. Chaque boule d’argent est soudée, selon une technique méticuleuse, grâce à une soudure à fort titrage d’argent. Il faut toute l’habileté de l’artisan pour réaliser des soudures parfaites.
Photographie : M. Leroul.

Ces bracelets (ismesluh) d’argent sont ornés d’émaux de corail rouge et de petites boules d’argent, bien visibles. Chaque bracelet présente une charnière (au centre). A l’autre extrémité du bracelet, un fermoir que la femme bloque à l’aide d’une aiguille permet de l’assujettir au bras. Ce type de fermoir est très ancien, on le connaît depuis l’Antiquité.

Nous vous présentons ici un objet rare. Il s’agit d’un diadème originaire de Haute Kabylie. Il se porte sur le front. Une fois de plus, on remarquera le magnifique ouvrage du bijoutier, tant dans la délicatesse des chaînes que dans le montage des boules d’argent et des émaux.

Émaux, corail, boules d’argent : aucun détail du bijou n’est négligé par l’artisan. Alors que les techniques modernes visent à automatiser la fabrication de bijoux avec des machines de haute précision, le bijoutier kabyle ne connaît que le travail à la main. On ne peut qu’admirer la perfection qu’il atteint.

 

 

 

 

 


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